Communiquer, c'est avant tout un acte de leadership, pas de marketing
Elle avait tout appris sur le terrain. Seize ans dans le même secteur et la même entreprise, à apprendre les hommes, les chantiers, l'organisation, le métier du bois. Et un jour, elle a tout quitté, non pas par ambition financière, mais parce qu'elle ne se reconnaissait plus dans la culture de l'entreprise qui était devenue un grand groupe.
Elle a donc créé sa propre entreprise en 2016. Pour se rapprocher de ses valeurs.
Quand elle m'a confié la construction de sa plateforme de marque, voici ce qu'elle m'a témoigné, et qui m'a interpellée :
« Ce qui me guide, ce n'est pas l'augmentation du chiffre d'affaires. C'est avant tout la satisfaction de mes équipes, de nos intérimaires et de nos clients. Le reste en est la conséquence. »
Mélanie Boullault, fondatrice de Sapelli Interim, spécialisé dans les métiers du bois et de l'agencementCette phrase n'est pas anodine. On connaît les cultures des grands groupes où la croissance n'est pas une option mais l'objectif numéro un, où la performance financière est l'enjeu de toutes les décisions.
Ici, on parle avant tout de respect, d'humain, d'attention. Et ce sont des paroles accompagnées d'actions au quotidien.
Cela illustre ce que j'ai appris en vingt ans aux côtés des entreprises : une communication qui fonctionne ne naît pas d'une stratégie marketing. Elle naît d'un acte de leadership.
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Pourquoi la communication des entreprises ne performe-t-elle pas ?
La scène se répète. Un dirigeant investit dans un site, recrute une chargée de communication, ouvre un compte LinkedIn. Quelques mois plus tard, il constate que rien ne bouge. Pas de leads. Pas d'impact. Pas de notoriété.
Le diagnostic tombe vite : « On n'a pas la bonne personne. »
Mais dans la grande majorité des cas, ce n'est pas le bon problème.
Gallup* a mesuré, à l'échelle mondiale, que seulement 21 % des salariés sont réellement engagés dans leur travail. Pas par mauvaise volonté, par manque de cadre, de direction, de sens donné par leur dirigeant. Le désengagement coûte à l'économie mondiale plus de 8 500 milliards de dollars par an selon cette même étude.
* Gallup est une organisation qui coordonne les activités de sondage en Europe et produit des études et évaluations pour les décideurs sur l'ensemble des sujets politiques, économiques et managériaux.
Gallup, 2023
Gallup, 2023
Econsultancy
Ce que Gallup mesure dans les entreprises du monde entier, je l'observe chaque semaine dans les entreprises que j'accompagne : la communication échoue non pas parce qu'il manque des outils, mais parce qu'il manque un cap. Pas de stratégie de communication formalisée, pas de vision, pas d'histoire, pas de sens plus grand qui rassemble.
Des contenus publiés sans cible précise. Des messages trop techniques, identiques à ceux de la concurrence. Une présence digitale qui ressemble à une case cochée plutôt qu'à une prise de parole sincère, personnelle et audacieuse.
Résultat : l'entreprise devient invisible. Non pas faute d'efforts, mais faute de personnalité.
Ce que la science dit sur la communication qui crée de la confiance
Paul Zak, neuro-économiste à l'Université de Claremont, a consacré des années à étudier la biologie de la confiance. Ses recherches ont mis en évidence le rôle central de l'ocytocine, l'hormone de la connexion sociale, dans les décisions d'achat, de fidélisation et d'engagement.
Sa conclusion ? Les organisations qui suscitent de la confiance perçue génèrent 50 % plus d'engagement de la part de leurs collaborateurs et partenaires, une réduction de 78 % de l'absentéisme, et une rentabilité supérieure de 23 % par rapport à leurs pairs.
Mais comment construit-on cette confiance ?
Uri Hasson, chercheur en neurosciences à Princeton, a démontré dans ses travaux sur le neural coupling que lorsqu'une personne raconte une histoire vraie, les cerveaux du narrateur et de l'auditeur se synchronisent, littéralement. L'histoire active les mêmes zones cérébrales des deux côtés : celles liées à l'empathie, à la mémoire et à la prise de décision.
« Le storytelling est le seul mode de communication qui permet à deux esprits de partager réellement la même expérience. »
Uri Hasson, Princeton Neuroscience InstituteSimon Sinek l'a formulé différemment, mais avec la même rigueur : les gens n'achètent pas ce que vous faites. Ils achètent pourquoi vous le faites. Cette décision ne se prend pas dans le cortex préfrontal, la partie rationnelle du cerveau. Elle se prend dans le système limbique, celui qui gouverne les émotions, la confiance et le sentiment d'appartenance.
Le cerveau décide avec ses émotions, et justifie ensuite avec la raison.
Pour les dirigeants d'entreprise, cela change tout. Ce n'est pas votre catalogue de services qui convainc. C'est votre manière d'être, votre vision, vos convictions incarnées, vos prises de parole qui créent la préférence.
Les 7 fondations d'une communication qui vend sans se trahir
Anthony Robbins (coach et auteur américain) a identifié sept mécanismes fondamentaux communs aux personnes qui accomplissent quelque chose de durable, qui rassemblent et performent. Je les ai appliqués à des dizaines de dirigeants. Ce sont exactement les mêmes fondations qui distinguent une communication puissante d'une communication creuse.
La passion : ce qui donne de la force à tout le reste
La passion ne se décrète pas dans une charte éditoriale. Elle se perçoit dans chaque mot, chaque prise de parole, chaque décision.
Mélanie Boullault ne parle pas de l'intérim. Elle parle des hommes qui travaillent le bois, de leur état d'esprit, de leur maîtrise, de leur fierté discrète. Son conjoint a lui-même été intérimaire plus de dix ans dans ce secteur. Cette passion-là est viscérale, impossible à contrefaire.
En communication, la passion se traduit par la cohérence entre ce que vous dites et ce que vous faites. C'est cette cohérence que vos prospects perçoivent, ou ne perçoivent pas.
La conviction : ce qui différencie ceux qui agissent de ceux qui attendent
Les dirigeants qui communiquent avec impact ne cherchent pas à plaire à tout le monde. Ils prennent position.
Mélanie refuse des clients irrespectueux, même s'ils représentent du chiffre d'affaires. Elle partage ses bénéfices avec ses intérimaires. Elle ne fixe pas d'objectifs purement quantitatifs à ses équipes. Ces convictions se mesurent au quotidien, dans chaque action et chaque décision.
En communication B2B (business to business), une conviction claire rend votre message impossible à ignorer.
La stratégie : le cap sans lequel tout effort se disperse
Une chargée de communication seule, sans direction ni priorités claires, ne peut pas produire de résultats. Ce n'est pas une question de compétence. C'est une question de structure.
Sapelli a fait un choix stratégique radical : l'hyper-spécialisation en menuiserie bois et agencement, dans un secteur qui joue la généralité et la rentabilité. 70 % de ses clients sont fidèles depuis l'origine de l'agence. Ce n'est pas de la chance. C'est le résultat d'un cap tenu et d'un cadre clair.
En communication, la stratégie répond à trois questions simples :
- Quelles sont vos priorités business ?
- Qui sont exactement vos cibles ?
- En quoi êtes-vous réellement différent ?
La clarté des valeurs : ce qui rend une marque impossible à copier
À l'heure où l'IA génère du contenu à la chaîne, la vraie question n'est plus « sur quoi poster ? » mais « comment poster un contenu que personne ne peut copier ? »
La réponse : une histoire vraie, fondée sur votre expérience, qui vous appartient et qui souligne votre singularité.
La plateforme de marque de Sapelli a été construite à partir de ses valeurs réelles : engagement, humilité, liberté, indépendance. Des comportements concrets, vérifiables, vécus chaque jour.
L'énergie : la vitalité nécessaire pour tenir dans la durée
Une grande réussite est inséparable de l'énergie physique, intellectuelle et spirituelle qui permet d'en tirer le meilleur parti. En communication, cela se traduit par la capacité à tenir un cap dans la durée, sans se laisser distraire par les tendances, les formats du moment, les comparaisons.
Sapelli a maintenu son développement sur dix ans (+13 % de CA annuel), avec un chiffre d'affaires atteignant 8,5 M€, en restant une agence 100 % indépendante. Cette énergie tient d'abord à l'alignement entre la dirigeante et la raison d'être de son entreprise.
L'art de se lier : la communication comme construction de liens
Chez Sapelli, la communication passe par une présence terrain qui permet de prendre le temps de mieux connaître ses interlocuteurs, d'écouter leurs besoins, leur quotidien, de leur témoigner le soutien nécessaire et les exigences souhaitées.
Paul Zak l'a démontré : la confiance se construit dans l'interaction humaine répétée, cohérente, sincère. Pas dans un post viral. Le capital social d'une marque se construit en rendant service, en créant de la valeur, en étant présent avant d'être vendeur.
Ramener un nouveau client coûte en moyenne cinq fois plus cher que de fidéliser un client existant (Econsultancy/Responsys). La communication qui construit des liens est, avant tout, un investissement économique rationnel.
La maîtrise de la communication : transmettre une vision, pas un catalogue
Notre façon de communiquer avec les autres détermine la qualité de notre vie professionnelle et la trajectoire de notre entreprise.
Un dirigeant qui ne sait pas transmettre sa vision à son équipe laisse la place à l'interprétation. Un dirigeant qui ne communique pas sa singularité à ses prospects devient interchangeable avec ses concurrents.
La maîtrise de la communication, c'est savoir incarner, pas seulement informer. C'est la différence entre une fiche produit et une histoire qui fait sens.
Ce que cela change concrètement pour vous, dirigeant
Ces sept fondations ne sont pas réservées aux grandes entreprises dotées d'une direction communication interne.
Elles sont précisément ce dont ont besoin les PME et PMI, dont les dirigeants n'ont ni le temps, ni les codes, ni la bande passante pour structurer seuls leur communication. C'est précisément le rôle d'une direction communication externalisée.
C'est le cœur de mon travail en tant que direction de communication externalisée pour les PME/PMI en Auvergne-Rhône-Alpes.
Je vous accompagne à révéler votre communication, à lui donner la clarté, le cap et la force qu'elle mérite, à travers une plateforme de marque ancrée dans ce que vous êtes vraiment.
Parce qu'une communication qui vend sans se trahir, ça commence toujours par une seule question : qui êtes-vous vraiment ?
En résumé : les 3 questions à se poser avant toute action de communication
Vos priorités business sont-elles formalisées ? Vos cibles définies précisément ? Sans cap, toute action de communication se disperse.
Ou cherche-t-elle à plaire à tout le monde, et finit-elle par ne convaincre personne ?
La communication ne peut pas être totalement déléguée. Le dirigeant donne la vision. Il fixe les priorités. Il valide le cap.
Sources & références
Gallup (2023). State of the Global Workplace Report. gallup.com/workplace/349484
Gallup (2023). Employee Engagement and Performance. gallup.com/workplace/229424
Zak, P.J. (2017). The Neuroscience of Trust. Harvard Business Review.
Hasson, U. et al. (2010). Brain-to-Brain Coupling: A Mechanism for Creating and Sharing a Social World. Trends in Cognitive Sciences.
Sinek, S. (2009). Start With Why. Portfolio/Penguin.
Robbins, A. (1991). Awaken the Giant Within. Free Press.
Econsultancy / Responsys (2012). Cross-Channel Marketing Report.
Vous souhaitez que votre communication reflète enfin ce que vous valez vraiment ?
Parlons-en. Je propose un premier échange sans engagement pour comprendre votre situation et vous donner un premier regard extérieur.
Prenons rendez-vousJulie Amate
Consultante en communication et marketing digital, Once Communication
Depuis plus de 20 ans, j'accompagne les dirigeants de PME et PMI dans la structuration de leur communication, la clarification de leur positionnement et la valorisation de leur singularité, à travers des stratégies et contenus à forte valeur ajoutée.